Les services d’aide à domicile, entreprises et associations aident aujourd’hui des milliers de personnes et emploient des milliers de salariés. Qu’aurions-nous à gagner à les placer toutes sous le contrôle étroit des départements ?
Les promoteurs de cette loi doivent fournir aux français les réponses aux questions suivantes :

  1. Le nouveau dispositif préserve-t-il les efforts des services d’aide à domicile pour répondre à la demande des français tout en se conformant à l’arsenal d’agréments, de normes, de labels et de certifications, souvent construits avec un financement public ?
  2. Une nouvelle dépense de plusieurs centaines de millions d’euros est-elle être justifiée alors que le niveau de service inchangé ?
  3. Comment les départements piloteront-ils un nombre augmenté de « CPOM », alors qu’ils n’y parviennent pas aujourd’hui, comme le montrent les difficultés financières récurrentes de nombreux services autorisés d’aide à domicile ?
  4. Comment éviter la dégradation du niveau de service que provoquera la suppression du principe du libre choix du prestataire, aujourd’hui garanti par la loi ?

 

Jean Bourdariat